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iCRINs

Les 18 infrastructures de recherche clinique iCRINs

Dernière mise à jour : 31/03/2025 Temps de lecture : 1min

Lancés en 2019, les infrastructures de recherche clinique (iCRINs) ont pour objectif de développer des partages d’expertise entre les acteurs du département médico-universitaire (DMU) de Neurosciences de l’hôpital Pitié- Salpêtrière et les équipes de recherche de l’Institut du Cerveau. 

En plaçant les patientes et patients au cœur de ses préoccupations, l’Institut du cerveau poursuit l’objectif de développer des solutions thérapeutiques innovantes adaptées à chaque maladie neurologique et psychiatrique grâce à une recherche clinique active de pointe.

Rapprocher la recherche fondamentale et la recherche clinique pour maximiser les chances qu’une découverte se concrétise en traitement, est donc primordiale et fait partie intégrante du modèle de l’Institut. C’est dans cette perspective claire que le modèle singulier des iCRINs a été créé. 

AVC, maladies d’Alzheimer et de Parkinson, neuro-oncologie… Organisées autour de thématiques-clés explorant tous les champs du combat contre les maladies du cerveau, les iCRINs constituent un accélérateur de succès pour les nombreux projets de recherche clinique des services de soins de l’écosystème de l’Institut du Cerveau.

Depuis leur création, le nombre de projets de recherche clinique en cours à l’Institut du Cerveau a doublé pour atteindre 155 en 2021 dont la moitié déployée au sein des iCRINs. 

18 projets évalués par le Conseil scientifique international de l’Institut du Cerveau sur l’expertise, la performance, la qualité et la visibilité ont été sélectionnés en 2024 et bénéficient d’un financement. 

iCRINs transversaux

10 iCRINs transversaux

Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Pr Charlotte ROSSO, neurologue et Pr Frédéric CLARENÇON, neuroradiologue

Au cours de la dernière décennie, la prise en charge de la phase aiguë implique les neurologues spécialisés dans les AVC et les neuroradiologues interventionnels.

Un « iCRIN » regroupant cette double compétence, est une étape logique pour mener une recherche plus active et plus poussée pour identifier des biomarqueurs de la récupération post-AVC et de la réponse au traitement afin d'améliorer la qualité des soins. 

Pour en savoir plus sur l'AVC

Maladies neurodéveloppementales

Pr Yulia WORBE et Pr Emmanuel FLAMAND-ROZE neurologue

Les recherches de cet iCRIN portent sur les troubles du développement neurologique, en particulier sur des maladies rares présentant des phénotypes neuropsychiatriques, telles que la myoclonie-dystonie due à une mutation du gène SGCE et le syndrome de Gilles de la Tourette avec pour objectif de prédire l'effet des interventions thérapeutiques, en particulier la stimulation cérébrale profonde (SCP) sur l’évolution des maladies.

Pour en savoir plus sur le syndrome de Gilles de la Tourette

Dégénérescence spinocérébelleuse

Pr Alexandra DURR, neurogénéticienne et Pr Danielle SEILHEAN, anatomopathologiste

L'objectif est de renforcer les liens entre la neurogénétique, la neuropathologie, la gynécologie et la neuropédiatrie afin d'identifier de nouveaux gènes et des gènes modificateurs dans les formes génétiques connues, de la dégénérescence spinocérébelleuse.  

Troubles de la conscience

Pr Benjamin ROHAUT et Pr Lionel NACCACHE, neurologues

Cette iCRIN a pour objectif de faire progresser la compréhension et le traitement des troubles de la conscience (TC) tels que l'état végétatif/syndrome d'éveil sans réponse (EVS/ESR) et l'état de conscience minimale (ECM).

Ces troubles, qui résultent souvent de graves lésions cérébrales, posent des défis importants en matière de diagnostic et de traitement.

Sclérose en plaques

Pr Benedetta BODINI, neurologue et Dr Natalia SHOR, neuroradiologue

L’objectif de cette structure est de développer des traitements efficaces qui préviennent la progression clinique, grâce à une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à la neurodégénérescence, la génération de biomarqueurs pronostics de l’évolution de la maladie fiables et l'application de ces nouveaux biomarqueurs à de vastes cohortes de patients dans le cadre d'essais cliniques innovants. 

Pour en savoir plus sur la sclérose en plaques

Développement intellectuel

Dr Leila EL KHATTABI et Dr Solveig HEIDE, neuro-généticiennes

L'objectif principal de l’iCRIN est d'améliorer le diagnostic génétique des anomalies du corps calleux (AnCC) et d'identifier de nouveaux gènes responsables de l'AnCC en utilisant des techniques multi-omiques. L'objectif secondaire est de collecter des données de suivi clinique, radiologique et biologique de cohorte afin d’identifier des marqueurs de bon ou de mauvais pronostic en ce qui concerne le développement intellectuel. 

Neuro-oncologie

Pr Ahmed IDBAIH et Pr Franck BIELLE, neuro-oncologues

L’iCRIN constitue une plateforme unique en France pour la combinaison d'outils et d'expertises en pathologie moléculaire des tumeurs cérébrales qui a pour objectif de fournir aux cliniciens une caractérisation moléculaire et cellulaire de haut niveau des échantillons de tumeurs cérébrales afin de guider les décisions thérapeutiques. Par ailleurs, l’iCRIN vise à identifier des biomarqueurs innovants de diagnostic et de pronostic. 

Pour en savoir plus sur les tumeurs cérébrales

Neurochirurgie et imagerie cérébrale

Pr Carine KARACHI, neurochirurgienne et Pr Nadya PYATIGORSKAIA, neuroradiologue

L’iCRIN vise à améliorer le traitement des troubles neurologiques grâce à des techniques d'imagerie et de thérapie avancées en développant des traitements par ultrasons guidés par IRM HIFU pour les troubles du mouvement, en affinant la stimulation cérébrale profonde à l'aide de nouveaux biomarqueurs IRM, et en faisant progresser l'imagerie et les traitements de l'épilepsie. 

Des améliorations constantes dans le traitement de l'imagerie des voies neuronales sont essentielles pour affiner les thérapies chirurgicales et permettre des prises en charge plus personnalisés et adaptés à chaque patient. 

Pour en savoir plus sur l'épilepsie

Nouvelles thérapies en psychiatrie

Dr Florian FERRERI et Pr Bruno MILLET, psychiatres

L’iCRIN psychiatrie a pour objectif de tester de nouvelles approches thérapeutiques comme la stimulation cérébrale dans les dépressions résistantes aux traitements classiques ou les troubles obsessionnels compulsifs mais également de développer des outils d'auto-évaluation par smartphone, ou de prédiction de réponse aux antidépresseurs. ​Par ailleurs l’iCRIN psychiatrie développe des projets visant à optimiser la prise en charge des troubles de stress post-traumatique (TSPT) qui concernent environ 4% de la population. Il est aujourd’hui important de sensibiliser au dépistage des TSPT afin de proposer à tous une prise en charge thérapeutique adaptée. ​

Pour en savoir plus sur les troubles obsessionnels compulsifs

Sommeil

Pr Isabelle ARNULF, neurologue et Dr Stéphanie LENCK, neuroradiologue

Il est primordial de comprendre les mécanismes et les fonctions du sommeil. Un sommeil adéquat est essentiel pour la cognition (vigilance, attention, mémoire, perspicacité, créativité) et la santé mentale (désensibilisation émotionnelle, simulation de la menace, empathie), ainsi que pour la neuroprotection. L’ICRIN vise à implémenter une cohorte de patients souffrants de troubles du sommeil paradoxal, étudier les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson et dans les phases non symptomatiques des maladies neurodégénératives ainsi que l’effet du sommeil sur la mort neuronale. 

iCRINs mono-thématiques

8 iCRINs mono-thématiques

Sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot)

Pr Gaëlle BRUNETEAU, neurologue

L’objectif de l’iCRIN est d’identifier des biomarqueurs spécifiques de la phase prodromale de la malade afin de permettre une prise en charge thérapeutique avant même les 1ers symptômes. Pour cela l’iCRIN vie à augmenter le nombre d’essai thérapeutiques évaluant de nouvelles molécules et des thérapies innovantes telles que la thérapie génique mais également de tester des traitements existants. 

Pour en savoir plus sur la SLA

Alzheimer

Pr Richard LEVY, neurologue

L’iCRIN vise à Identifier les mécanismes physiologiques de la motivation afin de développer de nouvelles stratégies de traitement visant à améliorer l'apathie, symptôme fréquent de la maladie d’Alzheimer. Le programme ECOCAPTURE a pour objectif de développer des signatures comportementales simples, objectives et facilement identifiables de ce processus, qui permettront d'évaluer le comportement en vie réelle ou au chevet du malade et de proposer, à terme, une prise en charge thérapeutique à distance basée sur l'identification des troubles du comportement détectés à domicile. 

Par ailleurs l’objectif est d’identifier des biomarqueurs plasmatiques, plus accessibles de ceux du liquide céphalo rachidien (LCR) pour diagnostiquer la maladie à un stade précoce, avant même les 1ers symptômes et la dégénérescence neuronale.

Pour en savoir plus sur la maladie d'Alzheimer

Neurochirurgie

Pr Alexandre CARPENTIER, neurochirurgien

L’ICRIN vise plusieurs objectifs. Evaluer l’efficacité de l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par ultrasons focalisés pour optimiser les traitements des tumeurs cérébrales et de la sclérose latérale amyotrophique. Mener un essai thérapeutique afin d’évaluer la thérapie par ultrasons focalisés guidés par IRM dans l’épilepsie résistante non éligible à la chirurgie classique. Tester l’efficacité de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de patients pathologiquement violents. Mener une étude de cohorte sur la douleur et sa prise en charge dans le méningiome agressif.

Epilepsies

Pr Vincent NAVARRO, neurologue

L'objectif principal de l’iCRIN est de mieux caractériser les caractéristiques électro-clinico-biologiques des différentes formes d’épilepsies comme l’état de mal épileptique, les épilepsies auto-immunes, les encéphalites et les épilepsies rares, afin de développer de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic et le pronostic de ces pathologies et développer de nouvelles thérapies ciblées. Par ailleurs l’iCRIN vise à développer des solutions digitales d’aide aux patients, en collaboration avec le linivng-lab de l’Institut du cerveau, comme rEPI qui aide à choisir des activités de plein air, selon des critères simples ou encore EpiDay qui permet de détecter les jours à haut risque de crises à l'aide d'un auto-questionnaire. 

Pour en savoir plus sur l'épilepsie

Troubles du neurodéveloppement chez l’adulte

Pr Hélène VULZER, psychiatre

L’iCRIN a trois objectifs principaux, étudier le trouble du spectre autistique (TSA) chez les femmes, peu étudié en raison du sexe ratio et par conséquent sous diagnostiqué. Le projet visera en particulier à identifier des particularités de l’anatomie cérébrale et à évaluer les troubles de la communication et du traitement des émotions dans une cohorte de femmes âgées de 18 à 30 ans atteintes de TSA grâce à l’IRM. 

Il vise également à Identifier des caractéristiques cliniques et cérébrales permettant de prédire l’apparition de troubles psychiatriques associés au TSA, plus particulièrement chez les femmes.

Pour en savoir plus sur le trouble du spectre de l'autisme

Traumatismes crâniens

Pr Eléonore BAYEN, neurologue 

Dans le cadre de l’ICRIN, des cliniciens experts, des équipes de recherche d'excellence en neurosciences et des technologies de pointe permettront de constituer et de suivre sur plusieurs années une cohorte de traumatisés crâniens chez lesquels des données cliniques et socio-économiques, d’imagerie cérébrale (IRM) et de biologie sont recueillies. Grace à ce suivi, et à l’analyse de ces données, l’objectif est de prédire l’évolution des séquelles de chaque patient et d’adapter sa prise en charge. ​

L’iCRIN vise également à développer et à valider des outils et des protocoles de rééducation utilisant la neuromodulation ou encore les jeux vidéo thérapeutiques en collaboration avec des spécialistes de rééducation, des orthophonistes, des neuropsychologues, des psychomotriciens et les ingénieurs du living lab de l’Institut du Cerveau.

Pour en savoir plus sur le traumatismes crâniens

Biomarqueurs et thérapies de la maladie de Parkinson

Pr David GRABLI, neurologue

Le premier objectif de l’iCRIN est de constituer une cohorte de patients enrichie de formes familiales de la maladie afin de poursuivre la recherche de nouveaux gènes associés à la maladie. La collecte des données cliniques et d'imagerie ainsi que le recueil des biofluides (sang et LCR) seront systématisés afin d’identifier des marqueurs de diagnostic et de pronostic précoce avant même l’apparition des symptômes Par ailleurs la recherche de mécanismes biologiques à l’origine du déclenchement de la maladie sera renforcée chez des personnes à risque de développer la maladie de Parkinson. 

Pour en savoir plus sur la maladie de Parkinson

Chirurgie orthopédique

Pr Hugues PASCAL-MOUSSELARD, chirurgien orthopédiste

L’iCRIN vise trois objectifs principaux. Etudier par IRM et analyses biologiques, les anomalies sous-jacentes au développement de la camptocormie, posture en flexion extrême du corps, présentée par 2 à 8 % des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Analyser la récupération neurologique et identifier des facteurs de pronostic de patients polytraumatisés avec des fractures de la colonne vertébrale afin d’identifier des recommandations pour une meilleure prise en charge. 

Corréler la prise en charge par chirurgie, radiologie interventionnelle et radiothérapie à la survie et la qualité de vie de patients présentant des métastases cancéreuses dans le rachis. 

Programmes STARE et DECLIC

Les programmes STARE et DECLIC

Adossé aux iCRINs, les programmes STARE et DECLIC permettent de rapprocher la recherche fondamentale et clinique et de favoriser le dialogue entre cliniciens, chercheurs et patients.  

Le programme STARE, reconnu comme une Unité d’Enseignement à Sorbonne Université, permet chaque année à des étudiantes et étudiants en médecine de découvrir le quotidien de la recherche en neurosciences et l’importance du rôle de clinicien-chercheur, acteur essentiel du développement de la recherche clinique. 

Le programme DECLIC invite les chercheurs et les chercheuses à découvrir les problématiques cliniques des maladies neurologiques pendant quelques jours ou quelques semaines au sein d’un service hospitalier. 

Par ailleurs, des contrats d’interface permettent aux universitaires praticiens hospitaliers lauréats de diminuer leur charge hospitalière pour avoir un temps dédié à la recherche pendant 3 à 5 ans. Le financement de ces contrats permet d’allouer une contrepartie financière à l’hôpital pour remplacer le clinicien pendant 5 demi-journées par semaine.

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