Aller au contenu principal

Soit 34,00 après déduction fiscale de 66%

Je fais un don mensuel Je fais un don IFI
Recherche, Science & Santé

De nouveaux gènes impliqués dans les tumeurs cérébrales

Publié le : 28/07/2017 Temps de lecture : 1 min
image
Retour à la recherche

Une étude génétique de grande envergure à laquelle ont participé des chercheurs de l’Institut du Cerveau – ICM au sein d’un consortium international met en évidence les liens entre le profil génétique des patients et les différences de susceptibilité à différentes formes de tumeurs cérébrales.

Les gliomes représentent environ 27% des tumeurs cérébrales primitives, c’est-à-dire qui naissent directement dans le cerveau. Ils sont répartis en deux grandes catégories, les glioblastomes, la forme la plus agressive (gliomes de haut grade), et les gliomes de bas-grades. Malgré les traitements actuels de chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie, le pronostic des gliomes est généralement assez faible, d’où la nécessité de mieux comprendre comment se développent ces tumeurs.

A l’heure actuelle aucun facteur environnemental n’a été solidement associé au développement de ces tumeurs. En revanche les connaissances sur les prédispositions génétiques et le risque familial de développer un gliome ont beaucoup progressé récemment, notamment grâce aux études d’association pangénomique. Elles consistent à analyser les variations génétiques chez de nombreux individus présentant la même maladie afin d’étudier leurs corrélations avec cette maladie.

Dans le cas des gliomes, de récentes études ont permis d’identifier 13 nouvelles régions de l’ADN impliquées dans la prédisposition à développer une tumeur cérébrale. Afin de poursuivre ces efforts pour comprendre le développement des gliomes, une étude multicentrique à laquelle ont participé des chercheurs de l’Institut du Cerveau – ICM a repris de précédentes études d’association pangénomique en les combinant à 2 nouvellement réalisées. Les chercheurs ont ainsi analysé un total de 12 496 cas et 18 190 contrôles.

En plus des régions déjà identifiées, ils ont mis en évidence de nouvelles régions de l’ADN « à risque » pour le développement de gliomes. Ainsi une mutation spécifique dans ces emplacements sur l’ADN serait associée à un risque accru de développer une tumeur cérébrale de type gliome. 5 nouvelles régions ont ainsi été identifiées pour les glioblastomes et 8 pour des gliomes de bas grade.

Il s’agit de la plus grande étude d’association pangénomique sur les gliomes réalisée à ce jour. Dans leur ensemble, les résultats apportent non seulement des données importantes sur des associations spécifiques pour les différents sous-types de gliomes mais également des preuves du caractère polygénique, c’est-à-dire lié à un ensemble de gènes, de la prédisposition aux gliomes.

De nouvelles études d’association pangénomique et des analyses fonctionnelles sont maintenant nécessaires pour affiner la compréhension de la biologie et du développement des différents types de gliomes. Elles pourront à termes apporter des informations précieuses pour la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques et pour la personnalisation des traitements.

Sources

https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/lespoir-dun-traitement-p…
Melin BS, Barnholtz-Sloan JS, Wrensch MR, Johansen C, Il’yasova D, Kinnersley B, Ostrom QT, Labreche K, Chen Y, Armstrong G, Liu Y, Eckel-Passow JE, Decker PA, Labussière M, Idbaih A, Hoang-Xuan K, Di Stefano AL, Mokhtari K, Delattre JY, Broderick P, Galan P, Gousias K, Schramm J, Schoemaker MJ, Fleming SJ, Herms S, Heilmann S, Nöthen MM, Wichmann HE, Schreiber S, Swerdlow A, Lathrop M, Simon M, Sanson M, Andersson U, Rajaraman P, Chanock S, Linet M, Wang Z, Yeager M; GliomaScan Consortium, Wiencke JK, Hansen H, McCoy L, Rice T, Kosel ML, Sicotte H, Amos CI, Bernstein JL, Davis F, Lachance D, Lau C, Merrell RT, Shildkraut J, Ali-Osman F, Sadetzki S, Scheurer M, Shete S, Lai RK, Claus EB, Olson SH, Jenkins RB, Houlston RS, Bondy ML. Nat Genet. 2017 May;49(5):789-794.

D'autres actualités qui pourraient vous intéresser

Stimuler les mitochondries pour doper la mémoire à long terme
Stimuler les mitochondries pour doper la mémoire à long terme
Une équipe internationale, coordonnée par Jaime de Juan-Sanz à l’Institut du Cerveau, montre qu’en augmentant légèrement la capacité métabolique des neurones, il est possible d’améliorer la mémoire à long terme chez la drosophile et la souris. L...
24.02.2026 Recherche, Science & Santé
Traitements anti-Alzheimer
Traitements anti-Alzheimer : un effet bénéfique à long terme sur les symptômes
À l’heure actuelle, on ne dispose d’aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer. Les traitements disponibles en France (et non remboursés) sont dits symptomatiques, c’est-à-dire qu’ils agissent sur les conséquences de la maladie, et non sur sa...
18.02.2026 Recherche, Science & Santé
État de mal épileptique
État de mal épileptique : de nouvelles connaissances acquises grâce aux données de santé nationales
Forme la plus grave de l’épilepsie, l’état de mal épileptique constitue une urgence neurologique à très haut risque. Pourtant, son épidémiologie reste mal connue, notamment en France. En exploitant les données de l’Assurance Maladie, réunies dans le...
16.02.2026 Recherche, Science & Santé
Sclérose en plaques : identification d’une nouvelle molécule favorisant la remyélinisation
Sclérose en plaques : identification d’une nouvelle molécule favorisant la remyélinisation
Une molécule dont les effets étaient, jusqu’ici, étudiés dans le cadre des troubles du sommeil et du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, révèle pour la première fois son potentiel dans des modèles expérimentaux de sclérose en plaques...
22.01.2026 Recherche, Science & Santé
VignetteActu WBHF 2026
World Brain Health Forum 2026
Plus d’une personne sur trois sera confrontée, au cours de sa vie, à une maladie du cerveau. Cette réalité, identifiée par l’Organisation mondiale de la santé comme une priorité majeure de santé publique, invite à une mobilisation internationale sans...
12.01.2026 Événements
Une nouvelle approche pour évaluer les patients en état de conscience altérée
Une nouvelle approche pour évaluer les patients en état de conscience altérée
Dans les unités de soins intensifs, certains patients apparemment inconscients se trouvent dans une zone grise dans leur rapport au monde. Pour mieux les diagnostiquer et prédire leurs capacités de récupération, Dragana Manasova, Jacobo Sitt et leurs...
08.01.2026 Recherche, Science & Santé
Voir toutes nos actualités