Aller au contenu principal

Soit 34,00 après déduction fiscale de 66%

Je fais un don mensuel Je fais un don IFI
Recherche, Science & Santé

Nathalie MAGNE, Post doctorante à l'ICM, remporte la compétition de courts métrages scientifiques "Symbiose".

Publié le : 31/10/2019 Temps de lecture : 1 min
Cyprien Bisot et Nathalie Magne
Retour à la recherche

Nathalie MAGNE, Post doctorante à l'Institut du Cerveau dans l’équipe « Génétique et développement des tumeurs cérébrales » co-dirigée par Emmanuelle HUILLARD (Chercheuse CNRS) et le Pr Marc Sanson (neuro-oncologue AP-HP), remporte la compétition Symbiose avec le réalisateur Cyprien BISOT.

Depuis quatre ans, le Festival International du Film Scientifique Pariscience, partenaire officiel de l’Institut du Cerveau - ICM depuis deux ans déjà, organise la compétition de courts métrages « Symbiose » afin de valoriser de nouveaux talents.

Cette année, la nouvelle édition de ce concours, organisée en partenariat avec le CNRS et Cézanne Agency, s’est articulée autour de la thématique de l’alliance.  À cette occasion, des binômes tirés au sort composés d’un réalisateur et d’un scientifique ont du écrire, tourner et monter un film d’une durée comprise entre 3 et 5 minutes en seulement 48h.

Le court-métrage « Un gliome à abattre » de Cyprien Bisot, réalisateur et Nathalie Magne, chercheuse, a remporté la compétition cette année.

 

Voici leur interview :

 

  • Pariscience organise depuis 4 ans maintenant la compétition de courts métrages « Symbiose ». Quelles ont été vos motivations pour y participer ?

 

Cyprien : Je n’avais jamais fait de film scientifique et c’était l’occasion d’essayer autre chose. Cependant, je connaissais déjà ce format de court-métrage puisque j’ai eu l’occasion de réaliser des compétitions en 48h dans le cadre de mes études. Mais cette fois-ci, le projet ne nécessitait pas de réunir une équipe importante, avec des acteurs et des techniciens. Ce format avec un binôme scientifique a attisé ma curiosité !

 

Nathalie : L’année dernière j’ai eu l’occasion de participer au concours Symbiose et cela m’a beaucoup plu. J’aime beaucoup le cinéma, d’autant plus que ma petite sœur est réalisatrice ! J’ai donc déposé à nouveau ma candidature.

 

  • Cette 4èmeédition était axée sur le thème de L’alliance. Ce sujet vous a-t-il inspiré ? Comment avez-vous choisi de le retranscrire dans votre film ?

 

Cyprien et Nathalie: L’alliance était la thématique imposée à l’ensemble des candidats. C’est une thématique très large, on est donc partis de l’idée que l’alliance pouvait se retranscrire dans le travail d’équipe.

Cette notion d’esprit d’équipe, on a essayé de l’illustrer dans l’ensemble de notre court-métrage : que cela soit au niveau de l’alliance entre les différents traitements actuellement utilisés (chimiothérapie/chirurgie…), l’alliance entre les différents pays comme les USA et la France, ou encore le rôle complémentaire de chaque membre de l’équipe de recherche.

 

  • « Un gliome à abattre » vulgarise un sujet scientifique pourtant complexe. Était-ce votre volonté de créer du contenu qui puisse être compris par le grand public ?

 

Nathalie : On a choisi de centrer la vidéo sur les gliomes car c’est mon sujet de recherche. Après réflexion, nous avons réussi à trouver des liens avec la thématique imposée sur l’alliance. Pour nous, il était important de vulgariser au maximum ce sujet pour le rendre accessible à tous. C’est important la vulgarisation ! En tant que chercheur, on imagine parfois que certains sujets sont des sujets de base, connus par tous. Or ce n'est pas le cas. Par exemple, tout le monde ne sait pas exactement ce qu’est une cellule !

Cependant, c’est un exercice difficile. J’étais souvent « coincée » dans mes connaissances, je voulais utiliser des termes parfois trop techniques et Cyprien me rappelait souvent à l’ordre.

 

Cyprien : Je pense qu'on comprends mieux ce qui nous intéresse. C'était donc important pour moi qu'on replace cette recherche dans son contexte afin de réaliser quelque chose de pédagogique. Par exemple, je crois qu'il fallait absolument qu'on redise que l'objectif final est de soigner des gens même si c'est évident quand on parle de cancer. Nathalie naturellement n’y revenait pas forcément, parce qu’elle est dans son sujet, dans son expertise, c’est tellement évident pour elle qu’elle n’en parle pas. Moi au contraire, je voulais faire des choses parfois trop poétiques, comme humaniser les cellules par exemple. Nathalie n’hésitait pas à me dire quand c’était trop décalé par rapport au sujet. Finalement, nous parvenions tous les deux à nous canaliser afin de créer un contenu le plus vulgarisé possible.

 

  • Quels ont été les principaux obstacles rencontrés au court de ce projet ?

 

Nathalie et Cyprien : Le temps était un réel obstacle, d’autant plus que notre idée était de faire de l’animation, une technique très longue à réaliser. C’était à la fois la seule idée, parce que c’est difficile d’expliquer notre projet sans, et en même temps on s’est ajouté un gros handicap à choisir de faire de l’animation.

 

  • Pourquoi avoir choisi de faire de l’animation plutôt que de filmer des personnes ?

 

Nathalie et Cyprien : Quand on a imaginé le sujet sur les gliomes, on ne voyait que des dessins, des formes. On ne voit pas comment on aurait pu faire aussi simple autrement. En plus, travailler avec des figurants aurait été compliqué en si peu de temps.

 

  • Ce projet montre une fois de plus que l’art et la science sont loin d’être incompatibles. En tant que scientifique, et réalisateur, qu’est-ce que cette collaboration vous a apporté ?

 

Nathalie : C’était génial ! C’est la première fois que je faisais de l’animation, c’était très intéressant. J'aimerais faire plus de projets de vulgarisation comme celui-là.

Cyprien : Ça m’a apporté le goût de continuer à faire d’autres projets dans ce genre-là. C’est dommage qu’il y ait une barrière entre l’art et la science, ça n’a pas lieu d’être !

 

Pour visionner "Un gliome à abattre", cliquez ici

D'autres actualités qui pourraient vous intéresser

L’IRM structurelle ne permet pas, à elle seule, de diagnostiquer la dépression
L’IRM structurelle ne permet pas, à elle seule, de diagnostiquer la dépression
L’imagerie cérébrale peut-elle révéler si une personne est touchée par la dépression ? Cette question anime la recherche depuis de nombreuses années. Des modifications de la structure cérébrale ont bien été observées chez les patients dépressifs, ce...
12.03.2026 Recherche, Science & Santé
Épilepsie temporale : une nouvelle stratégie pour corriger l’activité électrique anormale
Épilepsie temporale : une nouvelle stratégie pour corriger l’activité électrique anormale
De nombreux patients souffrent d'une épilepsie que les médicaments actuels ne parviennent pas à contrôler. L’ablation chirurgicale des zones épileptogènes n’est efficace que dans la moitié des cas, et tous n’y sont pas éligibles. Pour ces patients...
05.03.2026 Recherche, Science & Santé
Stimuler les mitochondries pour doper la mémoire à long terme
Stimuler les mitochondries pour doper la mémoire à long terme
Une équipe internationale, coordonnée par Jaime de Juan-Sanz à l’Institut du Cerveau, montre qu’en augmentant légèrement la capacité métabolique des neurones, il est possible d’améliorer la mémoire à long terme chez la drosophile et la souris. L...
24.02.2026 Recherche, Science & Santé
Traitements anti-Alzheimer
Traitements anti-Alzheimer : un effet bénéfique à long terme sur les symptômes
À l’heure actuelle, on ne dispose d’aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer. Les traitements disponibles en France (et non remboursés) sont dits symptomatiques, c’est-à-dire qu’ils agissent sur les conséquences de la maladie, et non sur sa...
18.02.2026 Recherche, Science & Santé
État de mal épileptique
État de mal épileptique : de nouvelles connaissances acquises grâce aux données de santé nationales
Forme la plus grave de l’épilepsie, l’état de mal épileptique constitue une urgence neurologique à très haut risque. Pourtant, son épidémiologie reste mal connue, notamment en France. En exploitant les données de l’Assurance Maladie, réunies dans le...
16.02.2026 Recherche, Science & Santé
Sclérose en plaques : identification d’une nouvelle molécule favorisant la remyélinisation
Sclérose en plaques : identification d’une nouvelle molécule favorisant la remyélinisation
Une molécule dont les effets étaient, jusqu’ici, étudiés dans le cadre des troubles du sommeil et du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, révèle pour la première fois son potentiel dans des modèles expérimentaux de sclérose en plaques...
22.01.2026 Recherche, Science & Santé
Voir toutes nos actualités