Aller au contenu principal

Soit 34,00 après déduction fiscale de 66%

Je fais un don mensuel Je fais un don IFI
Événements

World Brain Health Forum 2026

Dernière mise à jour : 12/01/2026 Temps de lecture : 1 min
World Brain Health Forum 2026 UK
Retour à la recherche

Plus d’une personne sur trois sera confrontée, au cours de sa vie, à une maladie du cerveau. Cette réalité, identifiée par l’Organisation mondiale de la santé comme une priorité majeure de santé publique, invite à une mobilisation internationale sans précédent. C’est dans ce contexte que des grands acteurs mondiaux de la santé, de la recherche et de l’innovation se réuniront à Paris, le 15 janvier 2026, à l’occasion du premier World Brain Health Forum.

La santé du cerveau : un défi majeur du XXIe siècle

Les troubles neurologiques et psychiatriques représentent aujourd’hui la première cause de handicap et la deuxième cause de mortalité dans le monde1. Le vieillissement de la population ne fait qu’amplifier ce fardeau car la fréquence de certaines maladies, comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique ou l’AVC, augmente avec l’âge. La hausse des cas de démence2, en particulier, constitue une véritable bombe à retardement pour nos sociétés. En parallèle, on constate une progression importante des troubles de santé mentale chez les jeunes, impactant fortement la population active. De nombreuses maladies du cerveau ne disposent d’aucun traitement curatif ou capable de modifier significativement leur évolution. 

Les conséquences humaines, sociales et économiques sont considérables. La santé cérébrale n’est pas seulement un enjeu médical, c’est un impératif sociétal, économique et stratégique. Le coût des maladies du cerveau - neurologiques et psychiatriques - est estimé à plus de 1000 milliards d’euros rien qu’en Europe.

Dans ce contexte d’urgence, un tournant s’opère. Les progrès importants en neurosciences, conjugués aux avancées technologiques sans précédent en biologie moléculaire, imagerie, innovation digitale, intelligence artificielle et science des données ouvrent des perspectives inédites. Ils permettent une compréhension plus fine des maladies du cerveau et des facteurs biologiques, sociaux et environnementaux qui en modulent l’apparition et l’évolution.

L’enjeu consiste aujourd’hui à accélérer la traduction de ces avancées scientifiques en bénéfices concrets pour les patients tout au long de la vie. Cette réflexion porte notamment sur l’identification de leviers pour favoriser la prévention, le diagnostic précoce et le développement d’approches thérapeutiques innovantes.

Améliorer la santé cérébrale à l’échelle mondiale nécessite la coopération étroite entre le monde académique, les institutions publiques, les organisations internationales et les acteurs du secteur privé.

C’est dans cet esprit que l’Institut du Cerveau, en partenariat avec l’Alliance européenne Cure-ND et l’Alliance internationale pour la santé cérébrale3, lance le World Brain Health Forum.

Cet événement international et intersectoriel sera inauguré par Son Excellence Ban Ki-moon, huitième secrétaire général des Nations Unies, et par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le cerveau est l’organe qui détermine notre façon de penser, d’agir, et d’interagir avec la société. Son bon fonctionnement et le bien-être mental sont des piliers de la vie en bonne santé, dont dépend la richesse de la vie cognitive, émotionnelle et sociale des individus. À l’échelle des groupes humains, ces ressources déterminent aussi la capacité de nos sociétés à résoudre des problèmes, travailler, innover et coopérer.

Pr. Stéphanie Debette Directrice générale de l’Institut du Cerveau

Quelques repères épidémiologiques

  • Plus d’une personne sur trois est ou sera affectée par une maladie neurologique ou psychiatrique au cours de son existence, soit environ 3,4 milliards de personnes dans le monde4.
  • Les maladies neurologiques sont la première cause d’altération de la qualité de vie et de handicap5.
  • 11 millions de personnes dans le monde décèdent chaque année à la suite d’une maladie neurologique4.
  • On estime à 78 millions le nombre de personnes qui vivront avec une démence en 2030, et à 139 millions en 20506.
  • Le fardeau des maladies du cerveau est considérablement plus élevé que celui des cancers ou des maladies cardiovasculaires4.
L’espérance de vie corrigée de l’incapacité, également appelée Disability-Adjusted Life Years (DALYs), est un indicateur utilisé pour évaluer le fardeau des maladies : il permet d’estimer, à l’échelle d’une population, le nombre d’années de vie en bonne santé perdues en raison d’une incapacité ou d’un décès prématuré.
Années de vie en bonne santé perdues, par trouble mental

L’espérance de vie corrigée de l’incapacité, également appelée Disability-Adjusted Life Years (DALYs), est un indicateur utilisé pour évaluer le fardeau des maladies : il permet d’estimer, à l’échelle d’une population, le nombre d’années de vie en bonne santé perdues en raison d’une incapacité ou d’un décès prématuré.

10 principaux troubles et maladies neurologiques altérant la qualité de vie, selon l’Organisation mondiale de la Santé

  • L’accident vasculaire cérébral (AVC) : il survient lorsqu’un vaisseau sanguin du cerveau se bouche ou se rompt, entraînant une interruption de l’apport sanguin. L’AVC peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles et constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte.
  • L’encéphalopathie néonatale : il s’agit d’une altération des fonctions cérébrales apparaissant avant, pendant ou immédiatement après la naissance, le plus souvent liée à un manque d’oxygène. Elle peut entraîner le décès ou des séquelles motrices et cognitives sévères.
  • La migraine : maladie neurologique chronique particulièrement invalidante, caractérisée par des maux de tête récurrents, souvent accompagnés de nausées et d’une hypersensibilité au bruit et à la lumière.
  • La maladie d’Alzheimer et les autres démences : la démence se définit par un déclin progressif des fonctions cognitives, notamment la mémoire, le raisonnement et le jugement. Elle résulte de différentes maladies ou lésions affectant le cerveau. La maladie d’Alzheimer représente environ 60 à 70 % des cas.
  • La neuropathie diabétique : complication du diabète liée à des lésions des nerfs. Elle se manifeste par des symptômes variables selon les zones atteintes, tels qu’une perte de sensibilité, une faiblesse musculaire ou des douleurs.
  • La méningite : inflammation des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. D’origine infectieuse ou non, elle peut engager le pronostic vital et entraîner des complications neurologiques durables.
  • L’épilepsie idiopathique : forme d’épilepsie dont la cause n’est pas identifiée. Elle est associée à une prédisposition génétique et représenterait environ 10 à 15 % des cas d’épilepsie.
  • Les complications neurologiques liées à la prématurité : les nouveau-nés prématurés présentent un risque accru de lésions cérébrales après la naissance, susceptibles d’entraîner des troubles neurologiques à long terme.
  • Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) : ensemble de troubles du neurodéveloppement apparaissant
    dès l’enfance, caractérisés par des difficultés de communication et d’interactions sociales, ainsi que par des comportements et intérêts restreints ou répétitifs. Ils peuvent entraîner un handicap significatif.
  • Les cancers du système nerveux : ils regroupent les tumeurs se développant dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs périphériques.

Ces troubles et maladies figurent parmi les dix principales causes de morbidité liées au système nerveux à l’échelle mondiale. Leur impact est toutefois particulièrement marqué dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Alors que près de 80 % de la population mondiale y réside, ces pays concentrent plus de 90 % des handicaps neurologiques et 84 % des décès liés aux troubles neurologiques.

La santé cérébrale : un concept unificateur

La santé cérébrale ne se résume pas à l’absence de maladies neurologiques ou psychiatriques : elle désigne un état de fonctionnement du cerveau qui permet de penser, apprendre, percevoir, bouger, ressentir des émotions et entrer en relation avec les autres. Une bonne santé cérébrale fournit les ressources nécessaires pour prendre soin de soi et des autres, affronter les situations ordinaires de la vie, mais aussi créer, inventer, et donner du sens au monde dans lequel nous vivons.

À l’échelle d’un collectif, les capacités que nous offre un cerveau en bonne santé sont démultipliées : elles constituent donc, indirectement, un support à la vitalité démocratique et la capacité d’innovation de nos sociétés8.

Vers une approche globale de la santé du cerveau

Le concept de santé cérébrale a longtemps été abordé distinctement de celui de santé mentale, comme si l’un décrivait l’intégrité et la fonction du cerveau en tant qu’organe, tandis que le second qualifierait les fluctuations de notre bien-être psychique. Nous savons aujourd’hui que cette distinction n’a plus lieu d’être : les maladies neurologiques et psychiatriques partagent très souvent une origine, des mécanismes et des facteurs de vulnérabilité communs – qu’ils soient génétiques, épigénétiques ou environnementaux. 

La dépression, les troubles bipolaires ou la schizophrénie, par exemple, sont associés à un risque accru de développer une démence ou la maladie de Parkinson. De même, des recherches récentes suggèrent que les anomalies associées à la maladie de Huntington ou à la maladie d’Alzheimer pourraient apparaître au cours du neurodéveloppement, comme pour la schizophrénie ou les troubles du spectre de l’autisme.

Les troubles neurologiques et psychiatriques peuvent se déclencher ou s’aggraver mutuellement. D’où l’importance de proposer une vision plus unifiée des maladies qui affectent le système nerveux central, en les abordant non plus comme des entités isolées, mais comme différentes expressions d’anomalies que nous pouvons parfois prévenir, compenser ou corriger.

Décloisonner la rechercher pour accélérer l'innovation

Faire progresser la santé cérébrale nécessite une collaboration interdisciplinaire. Pourtant, les systèmes actuels de recherche, d’innovation, de réglementation et de financement restent largement cloisonnés en silos disciplinaires et thématiques tels que le vieillissement, la neurobiologie, la psychiatrie ou la santé mentale. Sortir de cette fragmentation est devenu indispensable pour favoriser l’innovation et développer des traitements réellement efficaces.

Or, les options thérapeutiques demeurent encore trop limitées pour les maladies du système nerveux central et les échecs des essais cliniques, en particulier dans le domaine des maladies neurodégénératives, se sont accumulés au cours des dernières décennies.

Un tournant décisif est toutefois en cours. Les avancées scientifiques et technologiques récentes (-omiques, intelligence artificielle, sciences des données, imagerie, thérapies géniques et à ARN) offrent des opportunités inédites pour mieux comprendre, prédire et suivre l’évolution des maladies cérébrales tout au long de la vie. Elles ouvrent la voie à de nouveaux outils de prévention et de diagnostic, ainsi qu’à des innovations thérapeutiques majeures.

Saisir pleinement ces opportunités suggère une coopération étroite entre acteurs académiques, industriels et institutionnels à l’échelle mondiale, fondée sur le partage des données, des outils et des expertises, et sur la constitution de grandes cohortes représentatives des populations humaines.

Cinq thématiques pour repenser la santé cérébrale

1. Redéfinir les frontières des maladies cérébrales : vers une approche biologique intégrée

Les maladies neurologiques et psychiatriques partagent des mécanismes biologiques et des facteurs de risque communs. Il est désormais possible de repenser leur classification à partir de marqueurs biologiques plutôt que de catégories cliniques distinctes, sans cesse changeantes, ce qui pourrait accélérer le développement de biomarqueurs, de thérapies ciblées et de stratégies de prévention, notamment grâce à l’identification de facteurs de risque modifiables.

2. Accélérer le développement de thérapies efficaces : renforcer les partenariats

L’innovation technologique et les progrès scientifiques pourraient marquer le début d’une nouvelle ère pour la santé cérébrale. Pour exploiter ces opportunités et accélérer les résultats de la recherche translationnelle, les collaborations multisecteurs sont essentielles. En matière de développement thérapeutique, de nombreux succès, issus d’approches très différentes, sont déjà à saluer – et soulignent l’importance de la recherche fondamentale.

3. Exploiter l’intelligence artificielle et l’innovation numérique : un levier majeur pour la recherche et les soins

L’IA et la science des données sont sur le point de transformer la compréhension, le diagnostic, la prévention et le traitement des maladies cérébrales, à condition de garantir l’accessibilité et la représentativité de ces outils et d’anticiper les risques potentiels.

4. Déployer des approches de précision tout au long de la vie : de l’enfance au grand âge

La progression des maladies du cerveau associées au vieillissement et l’augmentation des troubles mentaux chez les jeunes souligne l’importance d’une approche de la santé cérébrale qui prend en compte la vie entière. Les progrès en génomique et en technologies multiomiques ouvrent la voie à une médecine de précision adaptée à chaque âge de la vie.

5. Promouvoir l’équité dans la recherche et ses retombées : combler les écarts pour mieux soigner

La recherche sur les maladies du cerveau reste inégale en fonction des régions du monde et peu représentative de la diversité des populations humaines, alors que d’ici 2050 plus des deux tiers des personnes atteintes de troubles cérébraux vivront dans les pays du Sud. Multiplier les efforts de recherche suppose une coopération renforcée, et la mutualisation des données, outils, expertises et ressources entre pays.

Une contribution à la réflexion internationale

À l’issue du Forum, les intervenants se réuniront à l’Institut de France, le 16 janvier, afin de mettre en perspective les principaux enseignements issus des discussions et des travaux présentés. Ces échanges viseront à éclairer les enjeux actuels de l’innovation thérapeutique en neurosciences et en psychiatrie, ainsi que les approches contemporaines de la santé cérébrale à l’échelle mondiale. Leurs conclusions feront l’objet d’une publication scientifique de référence, destinée à nourrir la réflexion collective et les débats internationaux sur la santé cérébrale, notamment dans les cadres de dialogues multilatéraux à venir.

Un événement qui s'inscrit dans le cadre des Objectifs de développement durable

Les 17 objectifs de développement durable définis par les États membres des Nations unies correspondent aux principaux défis auxquels l’humanité doit se confronter pour éradiquer la pauvreté, garantir la santé, l’égalité, la paix et la prospérité pour tous, protéger la planète et le climat. Adoptés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en septembre 2015, ils sont inscrits dans l’Agenda 20309.

Objectifs de développement durables adoptés par l’Organisation des Nations Unies
Objectifs de développement durable adoptés par l’Organisation des Nations Unies

Intervenants

Stéphanie Debette est neurologue et épidémiologiste, professeure à Sorbonne Université et aux Hôpitaux de Paris (AP-HP). Après avoir fondé l’Institut de santé cérébrale vasculaire (VBHI) à Bordeaux et dirigé le centre de recherche Bordeaux Population Health, elle dirige l’Institut du Cerveau depuis 2025. Elle coordonne de grandes études internationales sur l’épidémiologie génomique et moléculaire des maladies cérébrales vasculaires. Ses recherches ont permis d’identifier les régions génomiques clés et les voies biologiques impliquées dans la maladie des petits vaisseaux cérébraux - une cause majeure d’accident vasculaire cérébral et de démence - ainsi que leurs liens avec la neurodégénérescence, révélant également leurs effets sur la structure du cerveau dès le plus jeune âge. Elle a reçu pl sieurs prix, dont le Grand Prix de l’Inserm en 2024, et est membre de l’Académie des sciences.

Natalia S. Rost, MD, MPH, FAAN, FAHA, est présidente de l’Académie américaine de neurologie (AAN), titulaire de la chaire C. Miller Fisher en recherche sur les accidents vasculaires cérébraux au Massachusetts General Hospital (MGH) et professeure de neurologie à la Harvard Medical School. Son expertise en matière de neuroimagerie cérébrovasculaire et d’approches basées sur les big data pour personnaliser les résultats des traitements des AVC est reconnue à l’échelle internationale. Cliniciennechercheuse à la tête d’un ambitieux programme de recherche sur la santé cérébrale, Natalia Rost est chercheuse au MGH et chercheuse principale de l’étude DISCOVERY financée par les NIH. Elle a reçu le prix Ray Adams Clinical Mentor Award et les prix Michael S. Pessin Stroke Leadership et Leading in Excellence Through Mentorship de l’AAN.

Siddharthan Chandran est directeur du UK Dementia Research Institute, au Royaume-Uni. Diplômé de l’école de médecine de l’Université de Southampton, il a
suivi une formation en neurologie à Queens Square, à l’University College de Londres (UCL) et à Cambridge, où il a également obtenu un doctorat en neurobiologie du développement. Il est titulaire de la chaire MacDonald de neurologie à l’université d’Édimbourg, professeur de neurologie à l’UCL et professeur invité au Centre for Brain Research de l’Indian Institute of Science, en Inde.
Il est principalement connu pour ses travaux sur les maladies du motoneurones et la sclérose en plaques. Ses travaux portent sur l’utilisation de cellules souches pluripotentes induites humaines pour identifier les phénotypes cellulaires des maladies neurodégénératives, ainsi que sur des innovations pionnières dans le domaine des essais cliniques multi-bras et multi-étapes pour les maladies neurodégénératives. Il est membre de la Royal Society of Edinburgh et de l’Academy of Medical Sciences britannique.

Joachim L. Schultze est directeur scientifique par intérim du Centre allemand pour les maladies neurodégénératives (DZNE). Médecin de formation, il a débuté sa carrière de chercheur au Dana-Farber Cancer Institute de Boston. Il se consacre à la médecine de précision, en particulier à la génomique et à la transcriptomique sur cellule unique. Il a contribué de manière significative à la compréhension des maladies inflammatoires, des maladies neurodégénératives, mais aussi de la COVID-19. Joachim L. Schultze a également développé de nouvelles approches d’intelligence artificielle, telles que le swarm learning, pour analyser des données biomédicales à grande échelle. Enfin, il a publié plus de 300 articles évalués par des pairs. Chercheur fréquemment cité dans la littérature, il a reçu plusieurs prix, dont le prix Sofja-Kovalevskaja de la Fondation Humboldt.

Rufus O. Akinyemi, lauréat de la médaille d’or 2023 de l’Académie nigériane des sciences (NAS) en sciences de la vie, est médecin-chercheur, professeur de neurologie gériatrique et de neurosciences translationnelles, ainsi que directeur du Centre de recherche biomédicale de la faculté de médecine de l’université d’Ibadan, au Nigeria. Il est membre élu de l’Académie des spécialités médicales du Nigeria, de l’Académie nigériane des sciences et de l’Académie africaine des sciences. Ses recherches portent sur les troubles vasculaires et dégénératifs du cerveau dans le cadre d’une approche translationnelle allant du laboratoire au lit du patient et à la communauté. À l’origine de la création de l’Organisation africaine contre les acc dents vasculaires cérébraux (ASO) et du Consortium africain sur la démence - (AfDC), il a accueilli le premier Sommet africain des leaders sur les accidents vasculaires cérébraux. Au cours de la dernière décennie, Rufus O. Akinyemi a également codirigé la plus grande étude sur les accidents vasculaires cérébraux en Afrique, l’étude génomique SIREN-SIBS financée par le NIH. Il est actuellement le responsable africain de l’étude DAWNS financée par le NIH/NIA, une étude mondiale explorant l’architecture génétique de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées. Il a publié plus de 300 articles dans des revues à comité de lecture, avec un indice H de 71 et 112 451 citations.

Mathieu Vandenbulcke est professeur titulaire au département des neurosciences de la Katholieke Universiteit Leuven (KU Leuven), directeur du KU Leuven Brain Institute et président du comité scientifique de Mission Lucidity (partenariat entre l’Institut flamand de biotechnologie, l’IMEC, l’UZ Leuven et la KU Leuven). Son expertise en recherche porte sur les études comportementales et la neuroimagerie multimodale dans les domaines du vieillissement, de la démence et des troubles psychiatriques liés à la vieillesse. Le professeur Vandenbulcke est également chef du département de psychiatrie gériatrique de l’UZ Leuven et participe activement aux soins cliniques et aux relations avec le public. Il est l’auteur d’ouvrages sur la santé cérébrale et le vieillissement, et contribue à des initiatives interdisciplinaires visant à comprendre le fonctionnement du cerveau et à améliorer les soins aux personnes âgées.

Claudio Bassetti est suisse, marié et père de trois garçons. Il parle six langues. Il
a obtenu son doctorat en médecine à l’université de Bâle. Après avoir travaillé à
l’hôpital universitaire de Zurich et au Neurocenter of Southern Switzerland (président fondateur), il a été professeur titulaire et président du département de neurologie de l’université de Berne (2012-2024), où il occupe le poste de doyen de la faculté de médecine (depuis 2020). Ses recherches portent principalement sur la relation entre le sommeil et les troubles cérébraux. Il est l’auteur de 650 publications (indice H 105) et de 12 ouvrages. Claudio Bassetti a été président de la Société européenne de neurologie, de la Société européenne de recherche sur le sommeil, de la Société suisse de neurologie et de l’Académie européenne de neurologie.

Le professeur Chen est clinicien-chercheur senior à la Yong Loo Lin School of
Medicine de l’Université nationale de Singapour. Il a suivi une formation en recherche à l’université d’Oxford et à l’Institut de neurologie du National Hospital for Neurology and Neurosurgery (NHNN), à Londres. Il s’intéresse principalement aux biomarqueurs sanguins, à la neuroimagerie et au traitement des accidents vasculaires cérébraux et de la démence. Il a publié plus de 500 articles et dirige de nombreuses études et essais cliniques. En tant que directeur du Memory Aging and Cognition Centre de Singapour, il a supervisé plus de 40 étudiants de troisième cycle et, en coprésidant le programme Future Leaders de la World Stroke Organisation, il espère améliorer le mentorat des jeunes universitaires. Le professeur Chen souhaite tisser des collaborations dans le domaine de la santé cérébrale grâce à ses fonctions de président de l’Asian Society Against Dementia et de l’Asian Oceanian Association of Neurology.

Le professeur Peter van Wijngaarden est clinicien-chercheur et directeur exécutif du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health, le plus grand institut de r cherche sur le cerveau en Australie. Le Florey est fier d’être partenaire de recherche de l’Institut du Cerveau.

Emanuele Buratti est actuellement chef du laboratoire de pathologie moléculaire au Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie (CIGGB) à Trieste. Ses principaux domaines d’expertise sont l’étude des protéines de liaison à l’ARN et du métabolisme de l’ARN dans les maladies neurodégénératives et métaboliques. Il est l’auteur, dans ces domaines, de plus de 270 articles de recherche publiés dans des revues évaluées par les pairs et de chapitres de livres, axés notamment sur l’impact des altérations du traitement de l’ARN dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la démence frontotemporale (DFT). Il est également président du comité scientifique de l’association italienne des patients atteints de DFT (AIMFT).

Alexander Tsiskaridze, MD, PhD, DSc, FESO, MAE, est professeur et directeur du département de neurologie à l’université d’État Ivane Javakhishvili de Tbilissi et chef du service de neurologie à l’hôpital Pineo Medical Ecosystem, en Géorgie. Formé à l’université d’État de médecine de Tbilissi, il a poursuivi ses études et ses recherches au CHUV de Lausanne avec le soutien de la Société européenne de neurologie et du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Alexander Tsiskaridze a occupé des postes universitaires et de direction de haut niveau, notamment ceux de doyen et de vice-recteur. Auteur de 54 articles scientifiques et d’un ouvrage publié par Cambridge University Press, il a reçu de nombreuses distinctions internationales. Il est président de l’Association géorgienne contre les accidents vasculaires cérébraux et membre de l’Academia Europaea.

Et plus de 60 experts internationaux de premier plan.

Programme

Le programme complet des deux journées est disponible en consultation ici ou en téléchargement.

WBHF 26_Programme_Page_1
Picto publications Programme

Retrouvez le programme du World Brain Health Forum 2026

Avec le généreux soutien de :

Logos mécènes world brain health forum
Richard Mille Fund / Fondation OCIRP / KLESIA

  1. Optimizing brain health across the life course: WHO position paper, World Health Organization, Août 2022  https://www.who.int/publications/i/item/9789240054561
  2. Estimation of the global prevalence of dementia in 2019 and forecasted prevalence in 2050: an analysis for the Global Burden of Disease Study 2019, The Lancet Public Health, Février 2022 – https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(21)00249-8/fulltext
  3. The Bern Declaration on Brain Health: a decalogue to launch an international alliance, The Lancet Neurology, Septembre 2025. https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(25)00286-8
  4. Global, regional, and national burden of disorders affecting the nervous system, 1990–2021: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study, The Lancet Neurology, 2021, mis à jour en 2024. https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(24)00038-3/ fulltext
  5. Global status report on neurology, World Health Organization, Octobre 2025 - https://www.who.int/publications/i/item/9789240116139
  6. Global status report on the public health response to dementia, World Health Organization, 2021. https://www.who.int/publications/i/item/9789240033245
  7. Global status report on neurology, World Health Organization, Octobre 2025 - https://www.who.int/publications/i/item/9789240116139
  8. The European Academy of Neurology Brain Health Strategy: One brain, one life, one approach, European Journal of Neurology, Mai 2022. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ene.15391
  9. https://www.agenda-2030.fr/ 
World Brain Health Forum 2026
Picto publications Dossier de presse

Dossier de presse du World Brain Health Forum 2026

D'autres actualités qui pourraient vous intéresser

24 Novembre 2026
de 9h45 à 12h00
Têtière les matinales
Conférence Les matinales de l'Institut du Cerveau : Recherche sur la sclérose latérale amyotrophique
Un aperçu des dernières avancées dans la recherche contre la SLA, cette maladie qui affecte les neurones moteurs, vous sera présenté, ainsi que les liens entre la SLA et la démence frontotemporale. L’initiative Cure-ND4ALS, lancée en 2025, qui unit...
Institut du Cerveau À distance
30.12.2025 Matinales de l'Institut du Cerveau
22 Septembre 2026
de 9h45 à 12h00
Têtière les matinales
Conférence Les matinales de l'Institut du Cerveau : génétique des maladies cérébrales
Trois expertes expliqueront les bases de la génétique, les mutations impliquées dans les maladies motrices comme Huntington ou sur le développement intellectuel. Découvrez comment ces connaissances ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques pour des...
Institut du Cerveau À distance
30.12.2025 Matinales de l'Institut du Cerveau
07 Juillet 2026
de 9h45 à 12h00
Têtière les matinales
Conférence Les matinales de l'Institut du Cerveau : Neuro-atypisme, regards croisés sur les particularités cérébrales
Explorez l’univers des neuro-atypismes à travers des éclairages sur l’autisme et des atypies de perception, tels que la synesthésie (implication de plusieurs sens dans le traitement d’une information sensorielle) et l’aphantasie (impossibilité de...
Institut du Cerveau À distance
30.12.2025 Matinales de l'Institut du Cerveau
08 Avril 2026
de 9h45 à 12h00
Têtière les matinales
Conférence Les matinales de l'Institut du Cerveau : sclérose en plaques
Découvrez les dernières avancées cliniques sur cette maladie et la recherche sur la neuro-inflammation, puis plongez dans le témoignage émouvant de Guillaume de Tonquédec à l’occasion de la diffusion du film de la campagne Découvreurs d’espoir « A l...
Institut du Cerveau À distance
30.12.2025 Matinales de l'Institut du Cerveau
12 Janvier 2026
De 13h à 14h
Visuel des Conférences scientifiques
Conférences scientifiques : Tumeurs cérébrales chez les enfants et les jeunes adultes : quand le développement rencontre l'oncogenèse (en anglais)
Speaker : Nada JABADO, Department of Pediatrics Canada Research Chair Tier 1 in Pediatric Oncology McGill University. "Brain Tumors in Children and Young Adults: Where Development Meets Oncogenesis"
05.01.2026 Conférences scientifiques
Une nouvelle approche pour évaluer les patients en état de conscience altérée
Une nouvelle approche pour évaluer les patients en état de conscience altérée
Dans les unités de soins intensifs, certains patients apparemment inconscients se trouvent dans une zone grise dans leur rapport au monde. Pour mieux les diagnostiquer et prédire leurs capacités de récupération, Dragana Manasova, Jacobo Sitt et leurs...
08.01.2026 Recherche, Science & Santé
Voir toutes nos actualités