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Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Le diagnostic, les signes et les symptômes du TDAH

Dernière mise à jour : 06/06/2026 Temps de lecture : 1min

À l'heure actuelle, il n'existe pas d'échelle, pas de score, pas de test, pas d'imagerie cérébrale ni de marqueur biologique permettant de diagnostiquer avec certitude un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

Démarche diagnostique

Les principes de la démarche diagnostique 

Les principes de la démarche diagnostique du trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité sont les suivants :

  • Observation de signes compatibles avec un TDAH au moment de l’examen ;
  • Rapport de signes compatibles avec un TDAH actuellement (dans les 6 derniers mois) et pendant l'enfance, c’est-à-dire avant 12 ans et pendant au moins 6 mois, par le patient et / ou l’entourage. 

Le diagnostic nécessite la présence de symptômes dès l'enfance : il est ainsi communément admis qu'il n'y a pas d'apparition du TDAH à l'âge adulte.

Par ailleurs, chaque signe doit être fréquent, persistant et avoir un impact cliniquement significatif dans plusieurs domaines de la vie : professionnelle, affective, scolaire et / ou familiale.

Il existe 2 catégories de signes rapportés par les classifications internationales (notamment le DSM-5, le manuel diagnostique et statistiques des troubles mentaux faisant généralement référence en matière de diagnostic) : 

  1. L’inattention
  2. L'hyperactivité/impulsivité.

Le saviez-vous ?

Signes et symptômes ne définissent pas la même chose.

  • Les signes d'un trouble ou d'une maladie sont relatifs à ce qu'une personne extérieure (l'entourage, un médecin, etc.) peut observer
  • Les symptômes d'un trouble ou d'une maladie désignent ce que la personne peut remarquer chez elle.

Dans le cadre du diagnostic d'un TDAH, les symptômes sont particulièrement importants.

Critères d'inattention

Quels comportements peuvent traduire une inattention cliniquement significative ?

Une personne présentant une inattention cliniquement significative peut présenter les comportements suivants : 

  • Néglige ou oubli des détails ou fait des fautes d’étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités
  • A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux, à se concentrer pendant un cours, une conversation, la lecture d’un texte long
  • Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement même en l’absence d’une distraction extérieure
  • Ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles. Elle perd vite le fil de ses activités et est facilement distraite
  • A souvent du mal à organiser ses travaux ou ses activités, difficultés à gérer des tâches séquentielles, à conserver ses outils et ses affaires personnelles en ordre, gère mal le temps, ne respecte pas les délais fixés
  • Evite et n’apprécie pas les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison ou la rédaction de rapports ou le remplissage de formulaires pour les adolescents et les adultes
  • Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités, matériel scolaire, crayons, livres, outils, portefeuille, clés, papiers, lunettes, téléphone portable
  • Se laisse facilement distraire par des stimuli externes, passe du « coq à l’âne »
  • A des oublis fréquents dans la vie quotidienne, faire le ménage, les courses, répondre à ses appels, payer ses factures, respecter ses rendez-vous.
Critères d'hyperactivité / impulsivité

Quels comportements peuvent traduire une hyperactivité et / ou une impulsivité cliniquement significative ?

Une personne hyperactive ou impulsive peut présenter les comportements suivants :

  • Bouge souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège.
  • Se lève souvent en classe ou dans d’autres situations où il est supposé rester assis
  • Court ou grimpe partout, dans les situations où cela est inapproprié
  • A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir.
  • Est incapable ou inconfortable de se tenir immobile pendant un long moment, comme dans les restaurants, les réunions ; peut être perçu par les autres comme agité, ou comme difficile à suivre
  • Parle souvent trop.
  • Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée, termine la phrase de son interlocuteur
  • A souvent du mal à attendre son tour dans une file d’attente ou dans une conversation (ex : lorsque l’on fait la queue)
  • Interrompt souvent les autres ou impose sa présence, fait irruption dans les conversations, les jeux ou les activités ; peut commencer à utiliser les biens d’autrui, sans demander ou recevoir leur autorisation 

Le diagnostic chez les enfants est posé si au moins 6 symptômes d’inattention et / ou 6 symptômes d’hyperactivité/impulsivité sont observés. 

Chez les adultes 5 symptômes dans une ou les deux dimensions suffisent. 

On sait aujourd'hui que ces présentations et les symptômes les constituant ne sont pas stables au cours de la vie et diffèrent entre les sexes.

Les jeunes garçons présentent en effet plus souvent un TDAH combiné (c'est-à-dire à 2 dimensions et donc associé à un autre trouble) ou plus hyperactif par rapport aux jeunes filles. Ces variations expliquent par exemple le taux de sous-diagnostic chez les jeunes filles (les symptômes sans hyperactivité étant considérés comme moins “visibles”).

Il est à noter que le phénotype TDAH devient de plus en plus "inattentif" avec l'âge.

Le saviez-vous ? 

Certains symptômes de TDAH ne figurant pas dans les critères du DSM-5 permettent d'affiner le diagnostic d'un TDAH, parmi lesquels :

  • Des troubles émotionnels
  • Des troubles motivationnels, type procrastination, aversion pour le délai
  • Des troubles dans l'évaluation du temps pouvant amener à des retards, des phénomènes de sur / sous-évaluation des durées.
Amélioration du diagnostic

Amélioration du diagnostic

L'importance des proches dans l'établissement du diagnostic d'un TDAH

Pour permettre une meilleure évaluation, il est possible, fréquent et recommandé, de s'appuyer sur les proches ayant participé à l'éducation (parentes et parents, membres de la fratrie, enseignantes et enseignant) de la patiente ou du patient.

L'importance d'écarter les autres troubles proches du TDAH 

Avant de poser un diagnostic TDAH avec certitude, il est important d'écarter d’autres troubles pouvant provoquer des signes et symptômes similaires comme les troubles de l’humeur (unipolaire et bipolaire), les troubles anxieux, les troubles des apprentissages. 

Il est ainsi nécessaire de les éliminer ou du moins de les diagnostiquer. En ce sens, le diagnostic de TDAH est donc un diagnostic clinique différentiel et ne peut être posé que par un médecin spécialisé.

Comorbidités

Quelles sont les comorbidités psychiatriques associées au TDAH ?

Le TDAH est par ailleurs un trouble associé à des comorbidités psychiatriques. En effet une plus grande fréquence de troubles anxieux, de l’humeur, du sommeil, bipolaires, d’addiction est observée chez les personnes concernées par un TDAH.

Plus la prise en charge thérapeutique est précoce, plus elle permet de prévenir une aggravation des conséquences psychologiques, scolaires, familiales et sociales chez l’enfant, voire l’apparition de certains troubles associés.
 

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